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Lettre du DRAL : aux associations, syndicats et collectifs

Depuis plusieurs décennies, une partie importante de la population migrante est excluede l’accès à lalangue. En effet, au nom de la centralisation des actions, les pouvoirs successifs ont supprimédes milliers d’espaces d’apprentissage du français. Ces dernières années, seuls les financements de la politique de la ville, permettaient l’organisation d’atelierssociolinguistiques(ASL) ouverts à tous les publics.

De plus, en 2015, la recentralisation de la politique de la ville a exclu de ses bénéfices beaucoup dequartiers, leur nombre passant de 2500 à seulement 1000. Ce qui a eu pour conséquence d’exclure de cet apprentissageune population qui vit et réside en France depuis plusieurs années et qui, par manque de droit, de temps ou à cause de sa précarité de vie et de travail n’a pu jusqu’alors apprendre le français.

Aujourd‘hui, les ASL, pour être financés, doivent exclusivementêtre ouverts aux primo-arrivantset cela dans le cadre de la « politique d’intégration »menée par leministère de l’intérieur.

Cette tutelle du ministère de l’intérieur est un choix politique qui fait de la maitrise de la langue, un critère de régularisation excluant, de fait, les personnes qui n’atteignent pas les niveaux requis ceux-ci étant en constante augmentation. Nous sommes passés ainsi d’une politique d’inclusion à une politique de sélection par la langue.
Cette volonté politique est renforcée par la précarisation de la vie associative en général (baisse des subventions, suppression des emplois aidés,…) et elle a générée la fermeture de plus de 25 000 associations en 2017.

Celles-ci représentent pourtant dans beaucoup de villes les seuls espaces de socialisation et de lien social dans lesquels vivent les valeurs de la république. Leur disparitionexcluttoujoursdavantagedu droit à la langueune partie de la population.

Heureusement, différentes Collectifs telle que le « Français pour tous », mènent depuis plusieurs années le combat pour maintenir les moyens des associations œuvrant pour l’accès à ce droit.

Le DRAL soutient ces initiatives et souhaite, conformément à l’objet même de l’association, constituer un espace de rencontres et d’échangessusceptible de développer une stratégie offensive. Il vise à bâtir et à faire voter une loi reconnaissant et garantissant le droit à langue du pays d’accueil.

L’association « Pour le droit à la langue du pays d’accueil » est née en 2004 pour donner suite au double constat fait par un certain nombre d’associations. D’une part, les populations non francophones rencontrent des difficultés pour vivre en France sans maîtriser la langueet d’autre part, elles ont du mal à accéder à une formation linguistique.
Nous considérons que lamaitrise de la langue du pays d’accueil est une nécessité pour accéder aux droits, au marché du travail, pour pouvoir suivre la scolarité de ses enfants, pour comprendre et participer à des activités culturelles, pour exercer une activité syndicale, pour vivre une pleine citoyenneté basée sur la résidence.
Tels sont l’esprit et le contenu de la proposition de loi qui a été déposée au Sénat en mai 2006 et en 2008, déposée à nouveau au Sénat et ainsi qu’à l’Assemblée Nationale cette fois-ci. La situation actuelle nécessite de prendre une initiative pour exiger le vote d’une loi.
C’est l’objectif que nous souhaitons porter en organisant un colloque au Sénat. Il nous permettra de sensibiliser l’opinion publique et les parlementaires afin, qu’après nos tentatives infructueuses de 2006 et 2008, le débat s’ouvre enfin et

que soit garanti un cadre juridique fort faisant de l’accès à la maîtrise de la langue du pays d’accueil un droit.
Pour y parvenir, nous avons besoin que soit réaffirmé le soutien de chacune des structures qui composent le DRAL et que divers collectifs et associations nous rejoignent.
L’association pour le droit à langue continue son combat pour que l’apprentissage de la langue devienne un droit pour tous.
Nous pensons qu’aujourd’hui le moment est venu de reprendre ce combat et donc de relancer le DRAL. D’ores et déjà, nous envisageons la tenue d’un débat au sénat en mars prochain. D’autres initiatives seront nécessaires et pour cela, nous pensons qu’il est important d’élargir le nombre d’associations ou de collectifs membres ou soutiens du DRAL.

 

 

Jean Bellanger
Président


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